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26.01.2008

Pourquoi tant de haine ?

En décembre, la Mission Interministérielle de Vigilance et de Lutte contre les Dérives Sectaires (Miviludes) a annoncé la publication d’un guide « destiné aux entreprises » pour les prévenir d’un « potentiel risque sectaire » en leur sein ! Une fois de plus, les droits des citoyens français membres de minorités philosophiques sont bafoués. Le Mouvement Raëlien demande que cette « chasse aux sorcières » cesse une bonne fois pour toutes.

 

 

 

Dans sa publication, la Miviludes prétend démontrer le danger du « risque sectaire » à l’intérieur des entreprises… sans le moindre exemple d’un éventuel « fait délictueux » constaté. A-t-on décidé d’exclure du « droit au travail » le citoyen français qui a une conviction religieuse différente de la majorité ?

 

 

 

« Depuis le début de cette chasse aux sorcières, la France se sert des impôts payés par le million de français membres des minorités religieuses appelées dédaigneusement “sectes”, pour lutter contre leur liberté de croyance, d’exister et d’être différents. En effet, ce sont bien tous des citoyens qui paient leurs impôts comme les autres et qui, à ce titre, ont droit à la protection de leurs droits fondamentaux par l’Etat. En d’autres termes, ces  organisations comme la Miviludes ou l’Unadfi utilisent l’argent de ceux et celles qu’elles harcèlent, discriminent et haïssent, pour lutter contre leur liberté. C’est contraire à la Constitution et aux droits de l’homme et cela ne pourra qu’être condamné par la Cour européenne des droits de l’homme », souligne Raël, leader du Mouvement Raëlien.

 

 

 

« Une fois de plus, je me délecte de cette directive papier... Pourquoi ? Parce qu’à force de décisions stupides, il est indéniable que la France va être, une fois de plus, condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme pour ostracisme et discrimination envers les nouvelles minorités philosophiques. De nombreux chercheurs, philosophes, sociologues et autres universitaires sont en train de démontrer l’incohérence de la lutte contre les soi-disant sectes. Mieux encore, certains politiques tel que Monsieur Masson, sénateur de la Moselle, mettent en garde le gouvernement vis-à-vis de ses agissements à l’encontre des minorités philosophiques... Non, franchement, j’accueille ce “torchon” comme une aubaine, la goutte d’eau qui nous permettra peut-être de redevenir des citoyens à part entière ! », déclare Kimbangu Mundele Piffer, porte-parole du Mouvement Raëlien en France.

 

 

 

« Le soi-disant “principe de précaution” brandi pour justifier cette décision est plus que ridicule. Si la France est préoccupée de perdre la face dans le domaine scientifique, elle devrait plutôt s’inquiéter de la perdre inéluctablement dans celui du social et des droits de l’homme. La France n’est plus le pays des droits de l’homme, elle est celui de la bêtise ! », ajoute-t-il.

 

 

 

Rappelons que l’OSCE, dans ses instances internationales, a condamné ces dernières années et à plusieurs reprises déjà, la France – comme la Belgique qui la copiait – pour l’emploi du terme « secte », volontairement imposé à tous les esprits, en vue de discréditer les citoyens qui entendent choisir eux-mêmes leur croyance et leur mode de pensée personnels ; un droit pourtant reconnu par les articles 10 et 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, à laquelle le Préambule de la Constitution Française « proclame solennellement son attachement ». 

 

 

 

« Comment peut-on encore parler de “sectes” en 2008 ? Quand donc, en France, nos responsables gouvernementaux se décideront-ils à cesser la chasse aux sorcièresmoyenâgeuse poursuivie sans relâche à l’encontre des nouvelles minorités religieuses, qu’ils s’obstinent à vouloir nommer “sectes” afin de dévaloriser gravement les membres de ces différentes mouvances que nos gouvernants estiment être des citoyens “politiquement incorrects” ? Soit cette notion est clairement définie – et non arbitrairement comme ce fut le cas jusqu’à aujourd’hui –, soit il faut supprimer la Miviludes qui n’a pas lieu d’être ! », ajoute Kimbangu.

 

 

 

Kimbangu entreprendra prochainement un cycle de conférences en France sur le thème « Pourquoi tant de haine ? », durant lesquelles il dénoncera les discriminations dont sont victimes les minorités religieuses et démontrera les bienfaits des « nouvelles minorités religieuses » (les lieux et dates des conférences prochainement sur http://france.rael.org ).

 

 

 

« Lors de ces conférences, j’aborderai tous les aspects de la discrimination, mais aussi tous les bienfaits qu’apportent à l’humanité les “idées religieuses” nouvelles. Nombreuses sont les questions que se pose aujourd’hui le citoyen français avisé. Comment se peut-il qu’en France, en 2008, on parle encore de “sectes” pour les groupes religieux minoritaires ? Pourquoi toujours cette “chasse aux sorcières” alors que les actes délictueux sont inexistants ? Qui mène la danse de l’exclusion et de l’intolérance ? Il existe bel et bien des réponses à ces questions peu reluisantes pour certains hauts responsables français. Et la vérité doit être connue des français ! », précise-t-il.

 

 

 

« Ce guide n’est qu’une pierre de plus à l’édifice de la “chasse aux sorcières” contre les minorités philosophiques, débutée il y a près de 20 ans... En fait, de quoi s’agit-il vraiment ? D’un risque éventuel ? De l’enquête réalisée sur la perception de ce risque ? De sa détection et de sa mesure ? Tout ça, c’est beaucoup de bruit pour pas grand-chose ! Tant de dépenses financières et d’énergie humaine perdue, alors qu’il y a en France tant de problèmes non résolus, des  “vrais problèmes” », conclut Kimbangu. 

 

 

 

Pour mémoire, quelques chiffres de la réalité française...

 

·  VIOLS : 1 viol toutes les 2 heures (Source : Ministère de l’Intérieur, 2005)

 

·  SUICIDES : 1 suicide toutes les 40 minutes (Source : http://infosuicide.org/ )

 

·  TRAFICS DE DROGUE : 1 interpellation toutes les 5 minutes (Source : Fichier national des interpellations – OCRTIS, 2006)  

 

·  VIOLENCES SCOLAIRES : 1 fait grave toutes les 6 minutes (Sources : Données de l’Education nationale – SIGNA)

 

 

 

Non seulement les membres des minorités religieuses ont peu de probabilités d’être parmi les auteurs de ces crimes, leurs soucis étant d’apporter plus de spiritualité et d’amour dans leur vie et leur environnement, mais en plus, la plupart apportent des solutions à ces problèmes de société. Plutôt que d’agiter l’épouvantail « secte », le gouvernement apprendrait beaucoup s’il osait se pencher sur la raison qui conduit de plus en plus de leurs citoyens à se tourner vers une spiritualité alternative et à dire « non » au cauchemar que cette administration entretient avec leurs taxes.

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