23.10.2007

Cultiver du maïs OGM est un acte écologique

"Je le clame haut et fort: cultiver du maïs OGM est un acte
écologique", insiste Claude Menara, un agriculteur de Marmande
(Lot-et-Garonne) qui cultive du maïs OGM depuis neuf ans après avoir suivi
un stage aux Etats-Unis sur les biotechnologies. "Emerveillé" par cet outil
de production qu'il utilise sur 100 des 420 hectares de son exploitation, il
estime que le mais OGM est de "meilleur qualité sans pesticides" et
"respecte la faune auxiliaire".

Comme les semenciers et les agriculteurs qui leur font confiance, Claude
Menara regrette pourtant de ne pas "être respecté". En juillet 2006,
Greenpeace, jugée et condamnée le 1er octobre dernier, avait couché des épis
de maïs transgénique dans son champ pour former une croix visible depuis le
ciel. Deux mois plus tard, des faucheurs volontaires ont "saccagé" 12
hectares de maïs OGM. "On peut être contre le maïs OGM sans terroriser ni
harceler les agriculteurs. Ces méthodes sont primitives", dénonce-t-il dans
un entretien à l'Associated Press.
En plein processus du Grenelle de l'environnement, défenseurs et adversaires
des OGM s'accordent à réclamer l'adoption d'une loi traitant des OGM mais
s'opposent sur les modalités. Pour les professionnels des semences et de la
protection des cultures, elle devrait garantir "le libre choix des
agriculteurs de leurs productions", alors que pour les opposants aux OGM, ce
cadre juridique devrait donner "le droit de consommer des produits sans
OGM".
Entre les deux positions, l'opinion publique a du mal à s'y retrouver. Un
sentiment d'inquiétude et de méfiance à l'égard de la culture des plantes
biotechnologiques persiste.
"La culture d'OGM est un outil supplémentaire de production qui cible un
problème et y répond", assure Delphine Guey, chargée de la communication au
Groupement national interprofessionnel des semences et plants (GNIS).
Cultivé sur plus de 22.000 hectares, essentiellement en Midi-Pyrénées et en
Aquitaine, le maïs OGM permet de lutter efficacement contre deux insectes
foreurs, la pyrale et la sésamie, qui attaquent les plantes", vante Luc
Esprit, directeur général de l'Association générale des producteurs de maïs
(AGPM).
"L'agriculteur utilise moins de produits phytosanitaires et augmente son
rendement en améliorant la résistance de sa culture aux insectes", ajoute
Régis Fournier, directeur général de Maïsadour Semences, une filiale de la
coopérative Maïsadour, basée dans les Landes qui commercialise dix variétés
de maïs OGM.
Rien ne permet encore d'affirmer que les OGM sont dangereux pour la santé
animale et humaine, martèlent sur tous les tons les semenciers. "Aucun effet
nocif sur la santé n'a été rapporté jusqu'à présent", renchérit Luc Esprit
de l'AGPM, même si plusieurs études sur des rats et des mulots semblent
indiquer que ce n'est pas tout à fait le cas.
Régis Fournier s'appuie sur les avis rendus par les deux "autorités
compétentes qui ont conclu à l'innocuité des OGM", la Commission de génie
biomoléculaire et l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments
(AFSSA).
Dans des études publiées en 2003, les Académies nationales de médecine et de
pharmacie notent de leur côté que "les OGM contribuent à améliorer la
qualité de l'alimentation sans présenter de risque pour la santé qui ne soit
parfaitement contrôlable. Les OGM ne présentent pas plus de risques toxiques
et allergiques que n'importe quelle nouvelle protéine". AP
xsom/mw

http://fr.news.yahoo.com/ap/20071021/tfr-environnement-grenelle-ogm-semencier-56633fe_1.html

01.09.2006

Pollution automobile : la Commission Européenne se fâche

Selon la Commission Européenne, les efforts des constructeurs automobiles en matière de réduction des rejets polluants sont insuffisants.

Alors qu'un accord avait été établi entre les deux parties dans le but de diminuer de 25% la moyenne des émissions en CO2 des véhicules entre 1995 et 2008-2009, les études montrent que l'objectif de 140 g/km sera difficilement atteignable.

Jusqu'à présent le secteur automobile était privilégié par rapport aux autres industries qui sont soumises à des obligations règlementaires, mais jugeant que ses acteurs n'ont pas tenu leurs engagements, les commissaires européens n'excluent pas d'utiliser la voie législative pour redresser la barre.

A ce jour les véhicules européens réalisent une moyenne de 161 g/km, suivis par les coréens (168 g/km) et les japonais (170 g/km). En analysant la moyenne des parcs automobiles nation par nation, la France se place en quatrième position avec 150 g/km derrière le Portugal, l'Italie et la Slovénie. Le bonnet d'âne est attribué à la Suède avec une moyenne de 190 g/km.

Avec de tels résultats, les 120 g/km prévus à l'horizon 2012 seront en effet difficiles à tenir sans mesures dissuasives.

Source:
Le Blog Auto


Une solution à la pollution proposée par Raël (site en anglais)

http://www.pollutionrating.org

11.07.2006

II y a cent ans, , les scientifiques du monde entier étaient convaincus d'être arrivés à une représentation exacte du monde physique.

II y a cent ans, quand le XIXe siècle touchait à sa fin, les scientifiques du monde entier étaient convaincus d'être arrivés à une représentation exacte du monde physique. Selon les termes du physicien Alastair Rae : « II semblait, à la fin du XIXe siècle, que les principes fondamentaux régissant le comportement de l'univers physique étaient connus. » De fait, nombre de scientifiques estimaient que l'étude de la physique était presque achevée ; plus de grandes découvertes à faire, il restait à mettre la dernière main à l'ouvrage, à régler quelques détails.

Mais à la fin de la dernière décennie, plusieurs découvertes ont eu de quoi exciter la curiosité du monde scientifique. Röntgen découvrit des rayons qui pénétraient à travers la chair ; leur nature étant inconnue, il les appela rayons X. Deux mois plus tard, Henri Becquerel observa par hasard que le minerai d'uranium émettait quelque chose qui impressionnait les plaques photographiques. L'électron et sa charge électrique furent découverts en 1897.

Les physiciens, dans leur ensemble, réagirent calmement, estimant que ces curieuses découvertes trouveraient leur explication dans les théories existantes. Nul n'aurait pu prévoir que, dans les cinq années à venir, leur vision du monde serait chamboulée, qu'une conception entièrement nouvelle de l'Univers allait voir le jour et que des techniques inconnues allaient transformer la vie quotidienne d'une manière inconcevable.

Si on avait dit en 1899 à un physicien qu'un siècle plus tard on recevrait dans toutes les maisons des images animées transmises du ciel par des satellites ; que des bombes d'une puissance inimaginable menaceraient l'espèce ; que des substances antibiotiques détruiraient les bactéries, mais que les bactéries se rebifferaient ; que les femmes disposeraient du droit de vote et de pilules permettant de contrôler la reproduction ; que des millions de personnes quitteraient le sol dans des appareils capables de décoller et d'atterrir automatiquement ; que l'on traverserait l'Atlantique à trois mille deux cents kilomètres à l'heure ; que l'homme irait sur la Lune, puis que l'intérêt retomberait ; que des microscopes permettraient de distinguer chaque atome ; que l'on porterait sur soi des téléphones sans fil pesant quelques grammes, à l'aide lesquels on appellerait aux quatre coins de la planète ; que la plupart de ces miracles dépendraient d'appareils gros comme un timbre-poste, utilisant une théorie nouvelle appelée mécanique quantique ; si on avait dit tout cela à ce physicien, il nous aurait pris pour des fous.

La plupart de ces inventions ne pouvaient être prévues, les théories scientifiques de l'époque les déclarant impossibles. Pour les rares qui étaient du domaine du possible — les avions, par exemple —, l'ampleur de leur utilisation aurait dépassé l'entendement. On pouvait imaginer un avion, mais dix mille appareils volant en même temps eût été inimaginable.

On peut donc affirmer qu'au seuil du XXe siècle les scientifiques les mieux informés n'avaient aucune idée de ce que serait l'avenir.

 

Au seuil du XX° siècle, la situation est étrangement similaire. Cette fois encore, les physiciens ont la conviction que le monde physique a été expliqué, qu'aucune autre révolution ne peut se produire. Rendus prudents par l'expérience du passé, ils ne le déclarent pas publiquement, mais n'en sont pas moins convaincus. Certains observateurs sont allés jusqu'à avancer que la science a accompli sa mission, qu'il ne lui reste plus rien d'important à découvrir.

Mais de même que la fin du XIX° siècle fournissait des indications sur le futur, la fin du XX° siècle donne des indices sur ce que sera l'avenir. En particulier l'intérêt porté à la technologie quantique. Dans quantité de domaines se multiplient les travaux visant à une technologie utilisant la nature fondamentale de la réalité subatomique, ce qui promet de révolutionner notre conception du possible.

La technologie quantique contredit catégoriquement les idées généralement admises sur la manière dont le monde fonctionne. Elle pose un monde où les ordinateurs marchent sans avoir été allumés, où les objets sont trouvés sans être cherchés. Un ordinateur d'une puissance inimaginable peut être construit à partir seule molécule. L'information circule instantanément entre deux points sans fils électriques, sans réseau. Des objets sont examinés à distance sans le contact. Des ordinateurs effectuent leurs calculs dans d'autres univers. La téléportation se banalise de diverses manières.

Dans le courant des années 90, les recherches donnent leurs premiers résultats. En 1995, des messages quantiques indéchiffrables sont transmis sur une distance de douze kilomètres, ce qui laisse présager dans le courant du siècle la création d'un Internet quantique. A Los Alamos, des physiciens mesurent l'épaisseur d'un cheveu humain à l'aide d'un rayon laser qui n'est pas matériellement dirigé sur le cheveu, mais aurait pu l'être. Cette étonnante expérience ouvre un nouveau champ de détection protégé de toute interaction ; ce que l'on a appelé « trouver quelque chose sans chercher ».

En 1998, des démonstrations de téléportation quantique -ont été réalisées dans trois laboratoires — à Innsbruck, à Rome et à l'université Cal Tech.

Jeff Kimble, le chef de l'équipe de chercheurs de Cal Tech, a déclaré que la téléportation quantique pouvait être appliquée à des objets solides. « L'état quantique d'une entité peut être transmis à une autre entité... Nous pensons être en mesure de le réaliser. » Kimble s'est bien gardé de donner à entendre qu'on réussirait à téléporter un être humain, mais il imaginait qu'on pourrait essayer avec une bactérie.

Ces découvertes défiant la logique et le sens commun n'ont pas encore retenu l'attention du public ; ce n'est qu'une question de temps. D'aucuns estiment déjà que, dans les premières décennies du nouveau siècle, la majorité des physiciens travaillera dans un domaine d'application de la technologie quantique.

20.12.2005

Le genome du mammouth laineux reconstitue en partie

Des scientifiques allemands ont annonce avoir realise une premiere
mondiale en reconstituant une partie clef du genome du mammouth laineux,
qui leur a permis de determiner que le plus proche parent vivant du
pachyderme disparu etait l'elephant d'Asie.

Cette performance a ete rendue possible par une nouvelle technique qui a
permis d'extraire de l'ADN utilisable a partir de seulement 200
milligrammes d'os trouve dans le permafrost (sol gele en permanence)
siberien, rapporte dimanche la revue scientifique britannique Nature
dans son edition en ligne.

L'equipe dirigee par Michael Hofreiter, de l'Institut Max Planck de
Leipzig, a pu, grace a une technique d'amplification multiple par PCR
(polymerase chain reaction) du materiel genetique extrait, reconstituer
l'ADN mitochondrial du mammouth disparu.

Les mitochondries, qui sont les centrales a energie de la cellule, ont
pour caracteristique de contenir uniquement un ADN d'origine maternelle,
ce qui permet d'etablir des arbres genealogiques (áphylogenetiquesâ).

En comparant l'ADN mitochondrial d'un animal ancien avec celui d'especes
vivant actuellement, les scientifiques peuvent determiner quand et a
quel niveau de l'arbre la divergence avec l'ancetre commun est
intervenue.

Il a ainsi ete possible d'etablir que le Mammuthus primigenius etait
plus proche de l'elephant d'Asie que de l'elephant d'Afrique, bien que
l'allure generale de ce dernier rappelle davantage le geant disparu.

La difference est toutefois minime. Les elephants d'Afrique se sont
detaches de leur ancetre commun avec le mammouth il y six millions
d'annees. Les elephants d'Asie ont suivi seulement 440 000 annees plus
tard.

Un scenario etonnant, puisque c'est a la meme epoque que les humains,
les gorilles et les chimpanzes ont entame leur differenciation.

Les mammouths laineux etaient largement repandus en Europe, Asie et
Amerique du Nord, mais ils semblent avoir totalement disparu des la fin
du dernier age glaciaire, il y a 11 000 ans. Superbement equipes pour
faire face au froid, ils n'ont pas resiste au rechauffement climatique
et a l'avenement de l'Homme, qui les a amplement representes sur les
parois des cavernes.

Le lundi 19 decembre 2005

http://www.cyberpresse.ca/article/20051219/CPTECHNO/51219...

AFP

Paris

16:40 Publié dans Sciences | Lien permanent | Envoyer cette note

09.12.2005

Le génome du chien séquencé

  Le patrimoine génétique du chien domestique (Canis familieris) a été  entièrement déchiffré. Les chercheurs de l'institut Broad de Boston, aux  États-Unis ont analysé l'ADN d'un boxer femelle nommé Tasha. L'animal avait été choisi parmi 120 chiens de 60 races différentes en raison  de sa lignée très pure. La mise en séquence du génome du meilleur ami de l'homme montre des  similarités génétiques entre les chiens et les humains, et des différences  particulières entre les diverses espèces de chien. La nouvelle analyse pourrait aider à identifier les gènes de prédisposition  au cancer, aux maladies cardiovasculaires, au diabète, à l'épilepsie, à la  cécité, à la surdité et même à certains troubles psychiatriques. Les résultats sont plus complets que ceux annoncés en 2003 pour l'ADN de  Shadow, un caniche mâle. Les chercheurs estiment que les chiens possèdent 19 300 gènes, la plupart  étant la version canine du gène humain. Outre le génome humain, les scientifiques ont décrypté ceux de plusieurs  animaux, dont la souris, le rat, le mouton, et le poulet. D'où vient le chien? La plupart des chercheurs s'entendent pour penser que le chien actuel  descend du loup gris d'Asie (C. lupus). Il aurait été domestiqué depuis au  moins 15 000 ans. Les résultats complets sont présentés dans la revue Nature du 8 décembre. 

http://radio-canada.ca/nouvelles/Science-Sante/2005/12/08...

19:50 Publié dans Sciences | Lien permanent | Envoyer cette note

04.12.2005

Clones d'animaux : une chance pour l'alimentation ?

La première chèvre Boer clonée, issue de cellules embryonnaires, est née en
Chine mercredi 2 novembre. Une chèvre Boer adulte peut peser jusqu'à 100 kg
et fournir 40 kg de viande, de plus, elle grandit plus vite qu'une autre
chèvre. Les experts chinois espèrent ainsi donner du travail à des millions
de paysans.

Le journal l'Humanité révèle que l'agence de réglementation des produits
pharmaceutiques et alimentaires des USA, la FDA, s'apprêterait à donner son
accord à la commercialisation de produits alimentaires issus d'animaux
clonés avant la fin de l'année. Deux rapports, un américain et un japonais
ont, en effet, conclu à une absence de risque accru sur ce type de produits.
Mais l'Humanité s'interroge sur l'innocuité de ces produits qui n'a jamais
vraiment été prouvée, et souligne que la production d'animaux clonés pour la
commercialisation de leur viande et de leur lait s'avèrerait peu rentable, d
'autant que les animaux clonés ne sont pas en bonne santé. « La FDA semble
agir sous la pression politique pour promouvoir le clonage animal, au lieu
de promouvoir la santé publique », dénonce la Fédération des consommateurs d
'Amérique.

En France, l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa)
rend public son rapport sur les "bénéfices et risques liés aux applications
du clonage des animaux d'élevage". Le rapport préconise de continuer à faire
des études sur plusieurs générations d'animaux avant de déclarer l'innocuité
des produits alimentaires issus d'animaux clonés. Toutefois, le rapport
n'exclut pas la possibilité que la descendance des animaux clonés puisse
produire un lait ou une viande de bonne qualité. De plus, il souligne que
les animaux clonés meurent ou pâtissent de maladies rares ou classiques
beaucoup plus souvent que les animaux non clonés, ce qui justifie des études
plus approfondies. Les experts s'inquiètent aussi de la menace sur la
diversité génétique avec un clonage mal maîtrisé. Mais ils prennent en
compte aussi l'intérêt de l'animal et son bien-être et s'inquiètent de leur
état mental, les anomalies et désordres physiopathologiques étant inhérents
aux animaux clonés. Le rapport préconise donc la création de troupeaux
spécifiquement dédiés à l'étude des clones et de leurs descendants et la
création d'un comité de surveillance.

16:20 Publié dans Sciences | Lien permanent | Envoyer cette note

29.10.2005

Les OGM conquièrent le monde

En Allemagne, il est de plus en plus fréquent que les champs contenant du
maïs BT soient placés sous protection policière. [Keystone]

La Suisse se prononce sur un moratoire de cinq années à propos des OGM dans
l'agriculture; dans le reste du monde, l'agriculture génétique ne cesse de
s'étendre.

Après les USA, ce sont surtout les pays du Tiers-monde qui développent les
productions transgéniques. Ils y voient un moyen de lutter contre la faim.

Les organismes génétiquement modifiés (OGM) envahissent de plus en plus les
productions agricoles de la planète. En 2004, 81 millions d'hectares ont été
plantés avec des OGM, soit une progression de 20% par rapport à l'année
précédente.

C'est ce que révèlent les derniers chiffres de l'Agence «International
Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications» (ISAAA), une
organisation privée qui plaide en faveur de l'utilisation des techniques
génétiques comme moyen de lutte contre la pauvreté et la faim dans le monde.

Le Tiers-monde s'engouffre dans les OGM

Selon l'ISAAA, en 2004 près de 8,25 millions de paysans de notre planète ont
planté des OGM, alors qu'ils n'étaient que 7 millions en 2003. Quatre-vingt
dix pour cent des paysans qui cultivent ces produits proviennent des pays du
Tiers-monde. Ils espèrent de meilleurs revenus et de meilleures conditions
d'existence, sans le spectre de la famine.

Dans de nombreuses régions du monde, notamment en Amérique du Nord, les
plantes génétiquement modifiées sont devenues un élément central de la
production agricole, en particulier dans le domaine de la production de
masse, comme le soja, le blé, le coton, le colza et le maïs.

De nombreux pays ont opté pour le maïs BT, qui contient une substance
efficace contre les parasites du maïs. Dans l'Union européenne, seule
l'Espagne, qui a aboli en 2004 un moratoire de l'UE, s'est lancée dans la
culture extensive avec des OGM.

La Roumanie est en train de lui emboîter le pas avec du soja transgénique
sur une superficie qui atteindra le double de celle de l'Espagne.

Cohabitation contestée

Si, dans les pays du Tiers-monde, les OGM sont synonymes d'espoir pour de
nombreux paysans, dans les pays industrialisés, ils constituent une menace
pour les agriculteurs, qu'ils suivent les méthodes traditionnelles ou qu'ils
aient opté pour les méthodes bio. La cohabitation entre les OGM et les
plantes traditionnelles pour le fourrage et l'alimentation est en effet très
contestée.

«Le maïs génétiquement modifié me permet de doubler mon rendement de 3,5 à 7
tonnes à l'hectare et donc de bien gagner ma vie», a déclaré à l'ISAAA le
paysan philippin Edwin Paraluman qui cultive du maïs transgénique.

«Un paysan bio est obligé de produire selon des règles strictes et il ne
peut y déroger», rétorque l'apiculteur canadien Anicet Desrochers à
swissinfo. Les abeilles ne vont pas s'arrêter aux distances fixées par la
loi entre un champ traditionnel et un champ transgénique. La coexistence
entre les deux formes d'agriculture est donc irréalisable dans la pratique.

«Si des semences sont contaminées par les OGM, on peut oublier le label
bio», insiste-t-il. Pour de nombreux agriculteurs canadiens, un tel scénario
signifie ni plus ni moins mettre la clé sous la porte.

Gottfried Glöckner, agriculteur allemand, qui, pendant des années, a planté
du maïs génétiquement modifié, a fait la douloureuse expérience de cette
cohabitation. Il a expliqué au magazine «Spiegel» comment ses vaches
nourries avec du maïs transgénique sont subitement décédées.

Au bout de moult analyses et recherches qui ont duré plus de trois ans, sa
conviction est faite: les vaches n'ont pas supporté le gêne utilisé contre
le parasite du maïs.

Les OGM aident-ils vraiment les pauvres?

Ce que l'ISAAA dans son combat contre la faim ne dit pas, c'est que les
semences produites à base d'OGM sont plus chères que les semences
traditionnelles produites sur place. «Si les techniques génétiques veulent
être vraiment une aide pour les pays du tiers monde, il faut abolir les
brevets», a déclaré au «Spiegel» Tewolde Egziabher, chef de l'administration
éthiopienne de l'environnement.

Les opposants aux OGM déplorent ainsi la quasi mise sous tutelle des
paysans, même si Monsanto, dans un premier temps, mais dans un premier temps
seulement, fournit gratuitement ses services aux paysans.

Quoi qu'il en soit, les produits OGM n'ont jusqu'ici pas vraiment réussi à
combattre efficacement la faim dans le monde.

De manière générale, les grandes entreprises productrices de semences à base
d'OGM ne se montrent guère sensibles aux souhaits des consommateurs. En
effet, autant dans l'UE qu'on Suisse, ces derniers réitèrent leur refus de
voir arriver des produits OGM dans leurs assiettes.

swissinfo, Christian Raaflaub
International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications ISAA

http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=200001&sid=...

28 octobre 2005 17:31

23:29 Publié dans Sciences | Lien permanent | Envoyer cette note

24.10.2005

Les couples de femmes françaises affluent en Belgique pour faire des bébés

Les lesbiennes françaises sont de plus en plus nombreuses à prendre des
trains vers la Belgique, pour accéder aux techniques d'aide médicale à
la procréation qui leur sont refusées en France, au point que les
"cliniques de fertilité" sont submergées par leurs demandes.

"De plus en plus de femmes font le voyage Paris-Bruxelles pour avoir des
enfants par insémination artificielle avec donneur inconnu", constate
Franck Tanguy, de l'Association des parents et futurs parents gays et
lesbiens (APGL) qui organise une conférence sur l'homoparentalité, mardi
et mercredi, à Paris.

Le Dr Anne Delbaere, chef de la "clinique de fertilité" de l'hôpital
Erasme de Bruxelles, récapitule: "l'an dernier, pour les inséminations
avec sperme de donneur, 72% des patientes venaient de France", dont une
majorité d'homosexuelles.

Depuis son ouverture, il y a une quinzaine d'années, cette clinique n'a
jamais rejeté les demandes des lesbiennes et des femmes seules. Mais
elle ne parvient plus à faire face à l'afflux de Françaises: "nous
n'avons pas suffisamment de pailles de sperme en réserve pour répondre à
toutes les demandes", explique à l'AFP le Dr Delbaere.

"Nous ne voulons pas, dit-elle, fermer l'accès aux couples de femmes
françaises, mais il ne faut pas non plus que leur accueil se fasse au
détriment des couples hétérosexuels". La clinique a donc été "obligée de
limiter" ses plages de consultation, souligne le médecin belge, qui
suggère qu'"il faudrait peut-être arriver à faire changer les mentalités
en France".

Depuis les lois de bioéthique de 1994, l'aide médicale à la procréation
est réservée, en France, aux couples mariés ou concubins depuis plus de
deux ans, "l'homme et la femme formant le couple".

La Belgique, en revanche, n'a pas légiféré sur ce sujet. Ce sont les
établissements spécialisés qui déterminent les critères d'accès aux
techniques procréatives.

"Depuis plus de vingt ans, plusieurs hôpitaux belges sont habitués à
recevoir les demandes des Françaises" écrivent Mathieu Peyceré et
Martine Gross, dans "Fonder une famille homoparentale" (Ramsay). Leur
procédure "consiste à vérifier, par des entretiens avec des psychologues,
que la décision des femmes est claire et que l'enfant sera élevé dans
une certaine stabilité. Les psychologues demandent notamment si
l'homosexualité des femmes est assumée par elles et leur entourage",
ajoutent-ils

Line et Magali, enseignantes en région parisienne et membres de l'APGL,
ont été marquées par "le "soutien moral" prodigué par tout le personnel
de l'hôpital bruxellois, quand Line enchaîna dix-huit inséminations en
trois ans avant de parvenir à concevoir une fille.

"En Belgique, nous avons été accueillies sans jugement aucun", disent
aussi Marie-Pierre Micoud, directrice marketing de 41 ans, et sa
compagne Nathalie Bassac, sage-femme de 43 ans, qui ont conçu ainsi
trois garçons.

Depuis deux ou trois ans, de l'avis général, la "ruée" des Françaises
vers les cliniques de fertilité belges s'est encore accentuée.

"Nous avions eu à attendre six mois pour notre premier entretien, dit
Marie-Pierre, maintenant, c'est quasiment deux ans".

Source : AFP

15:04 Publié dans Sciences | Lien permanent | Envoyer cette note

19.10.2005

Cloner Minou

Sausalito, Californie

Nulle part ailleurs qu'à Sausalito, paisible centre de villégiature
californien situé au pied du fameux Golden Gate, ne peut-on mieux
prouver qu'un chat peut avoir neuf vies.

Et nulle part ailleurs que dans cette coquette petite ville plantée de
palmiers ne vous offre-t-on de le démontrer avec, en prime, une
politique de satisfaction garantie ou argent remis.

Car il n'y a pas, à Sausalito, uniquement des touristes et des flâneurs
alléchés par les airs méditerranéens de l'endroit et ses vues
imprenables sur San Francisco et Alcatraz. Il y a aussi une trentaine de
personnes qui se démènent pour faire ronronner de plaisir les
propriétaires de chats.

Au deuxième étage du 80 Liberty Ship Way, un grand hangar anonyme
faisant face à la baie de San Francisco, on trouve la première
entreprise qui se consacre au clonage d'animaux domestiques: Genetic
Savings & Clone.

«Nous garantissons la ressemblance physique et la bonne santé, sans quoi
nous vous remboursons», assure Lou Hawthorne, le président de
l'entreprise, un quadragénaire au ton doux et au teint basané.

M. Hawthorne correspond en tous points à l'idée qu'on se forme d'un
entrepreneur de la côte Ouest. Il porte des jeans, un col roulé noir et
des baskets, et manifeste une désinvolture presque étudiée. Ainsi, peu
après le début de l'entrevue, il enlève ses souliers et s'assied à
l'indienne sur le sofa.

En revanche, il s'exprime avec la passion d'un scientifique et la
rigueur d'un homme d'affaires aguerri. Et il est convaincu que l'avenir
s'annonce rayonnant pour le clonage d'animaux domestiques.

Un clone: 32 000 $

«Des sondages effectués par le réseau CNN et le Wall Street Journal ont
démontré qu'un Américain sur quatre possédant un animal domestique est
intéressé à le faire cloner», indique M. Hawthorne. Il précise du même
souffle qu'il y a 100 millions de chats et de chiens aux États-Unis.

Le marché potentiel est donc vaste. Les mêmes sondages prouvent
toutefois que «le nombre d'Américains intéressés chute très rapidement
lorsque le prix entre en jeu», ajoute candidement l'entrepreneur.

C'est compréhensible. Faire cloner un chat coûte 32 000 $US. Le prix
pour un chien n'a pas encore été établi, mais il risque fort d'être plus
élevé puisque le procédé est plus complexe.

Si complexe, en fait, que les chercheurs de Genetic Savings & Clone
peinent encore à mettre au point une méthode qui leur permettra d'en
cloner un, ce qui a été effectué une première fois en août dernier en
Corée du Sud.

L'entreprise américaine pense réaliser le même type d'exploit sous peu.
Pas question pour elle de jeter l'éponge puisqu'elle a d'abord été mise
sur pied pour cloner la chienne préférée d'un milliardaire excentrique,
John Sperling.

Clients comblés

Une photo en noir et blanc de l'animal en question, Missy, est pendue
sur un des murs du bureau de l'entrepreneur. Elle appartenait à la mère
du Californien, bonne amie de Sperling. «Peu après le clonage de la
brebis Dolly, en 1996, il m'a demandé de voir s'il serait possible de
cloner un chien, se souvient-il. Mon rapport ne faisait guère plus d'une
page. Essentiellement, j'y disais que ce serait très difficile. Et que
cela coûterait plusieurs millions.» Il était persuadé que cela
découragerait Sperling, mais il avait tort.

Ce milliardaire qui a fait fortune grâce à une université à but lucratif
en Arizona a décidé d'aller de l'avant. Il a d'abord investi 4 millions
dans le Missiplicity Project, mené avec une université texane. Faute de
réussir à cloner un chien, l'équipe a été la première à produire la
copie d'un chat.

Le hic, c'est que le pelage de CC (pour copie carbone), le chaton né en
décembre 2001, n'était pas de la même couleur que celui du chat cloné.
Hawthorne en parle encore aujourd'hui avec amertume, même si, quatre ans
et une nouvelle technique de clonage plus tard, ce raté fait partie de
l'histoire.

Depuis la fin de 2004, forte d'une injection de 15 millions
supplémentaires par Sperling, la compagnie a produit sans se fourvoyer
six nouveaux clones de chats. Deux d'entre eux, Little Gizmo et Little
Nicky, ont été remis à des clients comblés. «Selon eux, c'est renversant.
Ils constatent que les animaux se ressemblent physiquement et sur le
plan du comportement», dit Hawthorne. Il a lui-même fait reproduire son
chat, Tahini. Ses deux clones, Tabouli et Baba Ganoush, sont des sosies
du matou original. Et tous trois détestent se faire serrer dans les bras
d'un humain, témoigne l'entrepreneur.

Ceux qu'intéresse l'idée de soumettre leur compagnon favori à une telle
expérience peuvent d'abord faire mettre en banque ses données génétiques.
Un prélèvement de tissu de l'estomac ou de la bouche de l'animal sera
conservé dans la banque d'ADN de la compagnie pour une somme variant de
295 $ à 1395 $, en plus de frais annuels d'une centaine de dollars.

Il y a «plusieurs centaines de personnes» qui ont déjà choisi cette
option, indique Ben Carlson, le porte-parole de l'entreprise. Impossible
cependant de connaître le nombre de clients qui ont déjà entamé des
démarches pour faire cloner leur chat. Tout ce qu'on accepte de dévoiler,
c'est qu'on prend déjà des commandes pour 2006.

Qui s'est montré intéressé jusqu'ici? «Le point en commun de tous nos
clients n'est pas leur richesse mais bien qu'ils ont des animaux
extraordinaires. Presque tous ont déjà eu d'autres chats et chiens dans
leur vie. Et lorsqu'ils sont en présence d'un animal exceptionnel, ils
le savent», affirme M. Hawthorne. Il parle lui-même de Missy, morte en
2002, comme s'il décrivait un être cher.

«Vous pouvez assurément dire que tous nos clients sont très à l'aise
financièrement, mais ce qui est intéressant est qu'ils ne sont pas super
riches. Ce ne sont pas des milliardaires, souligne l'entrepreneur. Ce
sont des gens qui font du clonage de leur animal une priorité, avant
l'achat d'une troisième maison ou d'un second chalet.»

 

http://www.cyberpresse.ca/technosciences/article/article_...

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25.09.2005

LES OGM - Organismes Génétiquement Modifiés

Un Organisme Génétiquement Modifié (OGM) est un organisme dont le génome (ensemble du matériel génétique contenant toutes les informations nécessaires pour fabriquer l'organisme considéré) a été modifié grâce aux techniques du génie génétique. C'est un être vivant n'existant pas à l'état dit « naturel » et qui a été obtenu suite à une modification de son ADN (Acide DésoxyRiboNucléique). Cette modification est généralement l'introduction d'un gène étranger, appelé aussi transgène, qui confère de nouvelles caractéristiques à l'organisme modifié.

Tout ce qui vit sur Terre est constitué de cellules. Dans toute cellule, qu'elle soit issue d'une bactérie, d'une plante ou d'un animal (y compris l'Homme qui, pour la biologie, fait partie du règne animal), on trouve l'ADN qui est le support chimique des gènes. Ces gènes contrôlent l'hérédité selon un code génétique quasiment identique chez tous les êtres vivants.

Ce code génétique est le dictionnaire qui traduit le langage de l'ADN, constitué de quatre bases empilées tout au long des deux brins enroulés en spirale de cet ADN, en celui des protéines, constituées d'acides aminés.

Même si aujourd'hui les OGM sont le plus souvent des plantes, ils peuvent être n'importe quel organisme vivant : des micro-organismes, des bactéries, des plantes, des animaux et même l'Homme…

>> Télécharger la monographie sur les OGM


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